
"Les voilà", lance avec émotion Gaëlle la maman du pilote calédonien Johan Pidjot, dès les premiers bruits assourdissants perçus. Sur la base 186 de la Tontouta, une bonne partie de la famille du jeune Calédonien attend l’enfant prodige, les larmes aux yeux. Une flopée d’officiels aussi. Sonia Backès, Nicolas Metzdorf, Christopher Gygès ou encore Harold Martin ont fait le déplacement.
Dans le ciel, trois Rafale apparaissent. Les avions sont escortés par un A330. Le premier passage impose un silence est total sur le tarmac. Il laisse percevoir l’émotion de certains, l’admiration d’autres et l’extrême concentration des Forces à terre. Au deuxième passage, la sidération laisse place à l’excitation. Les trois Rafale suivent la piste d’atterrissage et décrochent d'un coup, chacun d’un côté, quasiment à la verticale. "Ouah, ils m’ont mis des frissons", s’exclame le jeune député.
Au troisième passage, les avions atterrissent et s’alignent juste devant les hangars.
À peine les moteurs coupés, les pilotes sont accueillis sous une salve d’applaudissements. "Je n’y crois pas", lâche la mère de Johan Pidjot après avoir embrassé son fils. Elle ne l’a pas vu depuis trois ans, quelle joie de le voir sortir de cet avion militaire.
"C’est une grande fierté pour moi, parvient à dire le pilote, sollicité de tous côtés. Je n’avais jamais vu la Calédonie, le Nord, mon île sous cet angle-là".
Les pilotes viennent d’effectuer un exercice à Koumac après avoir traversé le monde, de Paris, jusqu’en Inde, puis Darwin, en Australie. "L’objectif de la mission Pégase Henri Brown était de montrer qu’en 72 heures, la France est capable de projeter et organiser une mission aussi loin qu’ici, détaille le commandant du détachement, le Général Groën. C’est une belle réussite."
Demain, dimanche, la mission continue. Les pilotes survoleront la Foire de Bourail et passeront au-dessus de Nouméa vers 15 heures.