
Une fracture du crâne, un nez cassé… Cette semaine, deux agressions violentes sont survenues sur le personnel du centre pénitentiaire de Nouméa. Elles s’ajoutent aux vingt autres agressions rapportées depuis le début de l’année. Deux de trop, le personnel n’en peut plus, "c’est un appel à l’aide", lâche le secrétaire général de la section pénitentiaire de l’Usoenc, Steven Carnicelli.
Une vingtaine de manifestants siégeaient devant le camp Est, ce vendredi matin, avec des revendications. "J'ai temporisé les choses, mais le personnel est en colère, nous voulons être entendus par la direction interrégionale, il nous faut plus de personnel sur place, le camp Est est une cocotte-minute", souligne le secrétaire général.
Le camp Est déborde, même avec un déménagement d’une centaine de détenus, ils sont toujours 550 entassés dans des cellules qui ne disposent que de 412 lits. "Et encore, d’après un rapport d’audit produit en 2018, pour respecter les normes européennes, il faudrait que nous réduisions le nombre de lits à quelque 200", souligne le secrétaire général.
Dans ce rapport, 184 agents étaient préconisés pour 500 détenus, "nous en avons une bonne cinquantaine de plus".