
Si Cédric a grandi dans les montagnes, c’est le grand bleu qui l’attire et le pousse à quitter la France. Direction l’Australie en 2010 pour vivre une nouvelle aventure. " L’Australie était un eldorado pour moi. Et, c’est là-bas que j’ai intégré The Academy of Design où j’ai suivi pendant deux années des études de photographie avec des professeurs incroyables ", souligne Cédric Jacquot. Si c’est à cette époque que la photographie s’invite professionnellement dans sa vie, elle a toujours eu une place à part. " À l’âge de dix ans, j’ai fait un voyage aux États-Unis. Ma mère m’avait acheté un petit appareil photo. Je me souviens que j’avais adoré immortaliser les grands espaces américains. À New-York, j’ai même photographié le World Trade Center ! " Un voyage qui déclenche une passion.
Sur la Gold Coast australienne, Cédric Jacquot évolue dans le milieu sportif pendant dix ans puisqu’il distribue une marque française de kitesurf. " J’alliais mes deux passions, le kitesurf et la photographie. C’était le rêve ", se souvient-il. Un rêve également ce voyage en 2015 au Kenya et en Ouganda où il photographie des animaux sauvages et les gorilles si impressionnants. Mais en 2020, sa vie va prendre un autre tournant. La raison : le covid. Cédric Jacquot est alors en France, bloqué, et il ne peut pas retourner en Australie à cause de la fermeture des frontières. " Ma vie est totalement chamboulée. Je suis obligé de revenir à Chamonix pour travailler en marketing communication, où j’allie la photo cette fois à l’industrie du snowboard et du vélo. "
Mais l’appel du grand bleu le taraude. Il saute le pas en 2022 pour atterrir en Nouvelle-Calédonie. " J’aime bien évidemment la montagne mais je suis voué à vivre auprès de la mer ". Pourquoi la Nouvelle-Calédonie ? " C’est un archipel paradisiaque pour un photographe et pour un kitesurfeur. Depuis un an, j’ai beaucoup shooté dans les eaux translucides du lagon. Mes photos reflètent la beauté de la faune, à l’image des tortues, les paysages calédoniens magnifiques. J’aime faire rêver les gens à travers mes photos et les toucher. Les photos sont faites par le cœur, l’œil et la tête. " Quelques-unes de ses photos d’animaux et de paysages sont d’ailleurs éditées en cartes postales dans différents points de vente.
Cédric Jacquot aime la perfection. " J’attache beaucoup d’importance à la qualité plutôt qu’à la quantité. J’accorde énormément d’attention aux détails, à la colorimétrie. Je prends le temps de retoucher, de travailler mes photos pour qu’elles soient parfaites. Il faut s’intéresser aux nouvelles technologies qui font évoluer inévitablement le métier de photographe. Cela peut faire peur mais il faut vivre avec son temps, tout comme avec les réseaux sociaux qui nous poussent à poster des photos pour que notre travail soit remarqué. "
Vivre avec son temps, c’est justement être également un photographe droniste. " J’ai une formation de droniste et je vais vraiment me lancer dans la photographie par drone. J’ai reçu les accords de la province Sud pour survoler et photographier les zones protégées. C’est un projet qui m’enthousiasme de pouvoir partager ces clichés de paysages magnifiques que beaucoup de personnes n’ont pas vus. "
Si Cédric Jacquot a beaucoup shooté la nature et la faune du Caillou, il ne souhaite pas se spécialiser dans un domaine en particulier. " Lors de mes études de photographie, j’ai acquis une maturité dans tous les domaines. Réaliser des photos de paysages, d’animaux, des portraits, répondre à des commandes d’entreprises pour valoriser leur activité, shooter des événements pour des particuliers, toutes ces expériences professionnelles sont passionnantes. " Pour Cédric Jacquot, le challenge, c’est d’innover et de faire exploser sa créativité sans limites. " On doit respecter des règles en photographie mais finalement, elles peuvent être toutes enfreintes. Il faut être un peu fou parfois."