
La France atteindra-t-elle le top 5 au classement final des médailles de ses Jeux à Paris ? Malgré ses quarante-quatre récompenses décrochées depuis le début des JO, ce qui constitue d’ores et déjà un record, rien n’assure que l’objectif soit atteint à l’issue des épreuves. D’autant que la deuxième semaine, traditionnellement moins prolifique pour la France, s’annonce ardue, avec un athlétisme tricolore en souffrance qui ne peut exclure de dupliquer la page blanche de Sydney-2000 (zéro médaille).
Difficile toutefois de jouer les Cassandre après une telle semaine… Surtout quand les sportifs français ont écrit des pages d’histoire du sport mondial. Le même jour, vendredi, Léon Marchand a gagné sa quatrième médaille d’or individuelle – entrant dans un club très fermé avec les légendaires Mark Spitz et Michael Phelps -, Teddy Riner est allé chercher le troisième sacre olympique individuel de sa carrière (en plus de ses deux par équipes), ce qui en fait incontestablement le plus grand judoka de l’histoire avant que les Français ne signent un triplé historique en BMX.
Double championne olympique
LE TITRE RESTE À LA MAISON
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Avec six autres médailles, jamais les Français n’avaient réussi pareille moisson en une seule journée depuis les JO d’Atlanta (1996), où avec 15 sacres (un autre record pas encore tombé), ils avaient terminé 5e au tableau des médailles, un classement pour lequel le premier critère est le nombre de médailles d’or.
Etats-Unis et Chine, qui en sont à 19 titres, finiront à coup sûr devant. En l’absence des Russes, la France est troisième, mais avec autant de titres (12) que l’Australie, 4e.
Cinquième pour le moment (10), la Grande-Bretagne est une nation forte de l’athlétisme et du cyclisme sur piste, autre discipline grosse pourvoyeuse de médailles. La Corée du Sud (10) et le Japon (9) se mêleront à la bataille. Italie (7) et Pays-Bas (6), autres candidats naturels au top 5, semblent un peu distancés mais leur athlétisme est autrement performant et les Néerlandais peuvent aussi compter sur le cyclisme sur piste.
"Notre ambition d’être dans les cinq premières nations, pour l’instant, on le tient", a assuré le président du Comité olympique français, David Lappartient, au cours d’une conférence de presse au Club France.
Judo, escrime et natation étant concentrés sur la première moitié des Jeux, la France freine traditionnellement en deuxième semaine. Des sources au sein du mouvement sportif français assurent même que la France est un peu en retard sur son tableau de marche idéal. "On a vécu un très bon début de JO, mais on est aussi passé à côté de pas mal de médailles d’or", assure à l’AFP un cadre du mouvement olympique français.
Avant les JO, la société américaine d’analyses de données Gracenote-Nielsen, s’appuyant sur les données de performances, avait pronostiqué une razzia pour les Bleus avec 27 titres, soit 17 de plus qu’à Tokyo.
Gracenote avait anticipé des titres qui ne sont pas venus pour Romain Cannone (escrime), Romane Dicko (judo), Amandine Buchard (judo), Clarisse Agbegnenou (judo) ou encore l’épée masculine.
"J’entends dire depuis plusieurs jours 'la deuxième semaine va être plus compliquée', je ne sais pas qui sont ces visionnaires… Je dis qu’il reste encore 42 potentialités de médailles", a assuré dimanche Claude Onesta, le manager général de la haute performance à l’Agence nationale du sport.
"On va a priori battre le record d’Atlanta (15 médailles d’or, NDLR), on est parti pour. Mais est-ce que ce sera suffisant ?", s’interroge un autre responsable technique du sport français. A Tokyo, il y a trois ans, l’accès au top 5 était à 20 médailles d’or, sans doute une marque à atteindre à Paris pour prétendre répéter ce classement.
"Le début est un peu trompeur. Même si le total est bon pour l’instant, il va falloir s’accrocher jusqu’au bout pour le top 5", pronostique ce cadre. "Les Britanniques devraient nous passer devant, il faut faire attention aussi à l’Australie. On a encore pas mal de possibilités, mais on n’a plus beaucoup de marge", ajoute ce responsable.
Il reste effectivement quelques cartouches. C’est ainsi la semaine des médailles en sports collectifs ; au surf avec Johanne Defay et Kauli Vaast par exemple ; en cyclisme sur piste avec Mathilde Gros et Benjamin Thomas ; en taekwondo avec Althéa Laurin, en voile également. Ou encore en boxe, avec Sofiane Oumiha, Billal Bennamma et Djamili-Dini Aboudou Moindze, qualifiés pour la finale. "Il faut rester optimiste car il y a aussi quelques surprises qui peuvent tomber", poursuit ce cadre du mouvement sportif.
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