
Après les habitants, c’est au tour des élus d’alerter l’État sur la situation traversée par les Mondoriens depuis le début de la crise. Le maire du Mont-Dore, Eddie Lecourieux, a adressé un courrier au président de la République. Datée du 19 août, la missive envoyée à Emmanuel Macron rappelle d’abord la situation subie par une partie des habitants de la commune. "Depuis trois mois, les habitants de la partie sud de la commune du Mont-Dore et de Yaté, qui représentent environ 14 000 personnes, se trouvent dans une situation d’isolement critique", expose Eddie Lecourieux. La fermeture de la RP1 à hauteur de Saint-Louis les prive en effet du "seul accès terrestre" qui les relie au reste de l’agglomération de la Grande Terre.
L’interruption de la circulation a plongé les habitants dans "une précarité insoutenable" alerte l’édile, "en les privant d’accès aux soins d’urgence, aux services essentiels et les empêchant de rejoindre leurs lieux de travail".
Le dispositif de navettes maritimes déployé par la province Sud et soutenu par l’État pour transporter les habitants du sud de la commune "montre ses limites et ne permet d’envisager ni un retour à une situation de vie normale ni une reprise économique". Face à cette situation, la seule solution consiste, selon Eddie Lecourieux, à la "mise en œuvre d’un réseau de transport alternatif", devenue une "nécessité impérieuse".
Le maire du Mont-Dore demande ainsi au chef de l’État de soutenir le projet de voie de contournement maritime, pour lequel les études se sont multipliées ces dernières années sur demande des habitants et à l’initiative de la province Sud, sans jamais aboutir. "Je sollicite votre appui personnel pour activer et accélérer la réalisation de ce projet essentiel pour la Nouvelle-Calédonie. Votre intervention auprès des instances compétentes constituerait un signal fort pour nos concitoyens, témoignant de la solidarité de l’État face à la crise que nous traversons", écrit Eddie Lecourieux, avant de solliciter un "rendez-vous à Paris" avec le président de la République.