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    Nouvelle Calédonie
  • Baptiste Gouret | Crée le 02.04.2025 à 06h00 | Mis à jour le 02.04.2025 à 06h00
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    Manuel Valls reviendra le 29 avril en Nouvelle-Calédonie avec l’objectif affiché de conclure un accord global sur l’avenir institutionnel. Photo Baptiste Gouret
    Le ministre des Outre-mer sera de retour le 29 avril, avec l’objectif affiché de signer un compromis politique définitif sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie entre l’ensemble des partenaires. D’ici là, les travaux autour du projet d’accord remis aux délégations vont se poursuivre.

    En quatre jours de négociations, "un pas décisif a été franchi" vers un accord définitif, selon Manuel Valls. Quelques heures avant son départ du territoire, mardi 1er avril, le ministre des Outre-mer est revenu devant la presse sur les avancées constatées durant cette deuxième phase de discussions, entamée samedi 29 mars.

    Dans une "déclaration commune des parties engagées dans les discussions" sur l’avenir institutionnel, il a annoncé son intention de revenir en Nouvelle-Calédonie dès le 29 avril, avec cette fois l’objectif affiché de "parvenir à un accord global".

    "Encore beaucoup de travail"

    Les discussions reprendront sur la base du "projet d’accord" remis aux délégations le 30 mars. Un document inspiré d’une première synthèse des discussions menées lors de son précédent séjour, du 22 février au 1er mars, et qui doit "rester entre les mains des partenaires", a indiqué le ministre, exigeant des responsables politiques qu’ils préservent la confidentialité de ce projet. "Celui-ci a fait l’objet d’échanges de qualité, en bilatérale comme en plénière, permettant aux délégations de mettre en lumière leurs convergences et leurs divergences", a révélé Manuel Valls.

    Pour autant, "il reste encore beaucoup de travail, beaucoup de sujets à approfondir", même si "l’état d’esprit est toujours le même : la sincérité et un dialogue direct, qui sont des éléments importants pour créer les conditions de la confiance".

    D’ici son retour, dans moins d’un mois, les travaux se poursuivront entre l’État et les formations politiques, invitées à consulter leurs bases. Cette échéance fixée par Manuel Valls ne doit pas être perçue comme un moyen de "mettre la pression" sur les partenaires calédoniens, a insisté le ministre d’État, mais plutôt comme "une fenêtre d’opportunité". I

    Un report "serait très difficile"

    Il n’empêche : à l’approche des élections provinciales, prévues en décembre, la nécessité de conclure un accord qui pourrait conduire à des réformes constitutionnelles devient de plus en plus pressante. Le report de sa signature au-delà du mois de mai "serait très difficile", reconnaît Manuel Valls. "Chacun est conscient qu’il faut avancer et conclure."

    La quête d’un compromis politique est également rendue urgente par la situation économique et sociale de la Nouvelle-Calédonie, juge le locataire de la rue Oudinot. "Les fractures, l’exclusion sociale qui augmente, la pauvreté, les problèmes de santé, les problèmes de logement obligent tout le monde à ce sursaut."

    Si le projet d’accord reste, pour l’heure, gardé secret, Manuel Valls a toutefois confirmé qu’un éventuel futur accord "devra faire l’objet d’une consultation électorale directe des Calédoniens".

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